Skype : pourquoi c'est un bon outil de travail entre clients et avocat?

Skype : pourquoi c'est un bon outil de travail entre clients et avocat?



Ré-ac-ti-vi-té!!! S'il existe un maître mot dans la relation entre avocat et clients du numérique c'est bien celui-là. La facilitation des échanges entre les personnes a érigé l'instantanéité au rang de fonctionnement normal dans les relations qui peuvent s'établir entre l'avocat et ses clients. Skype est un outil simple, rapide et interactif permettant de répondre à cette exigence. Alors doit-on adopter cette appli dans son rapport avec les clients?


 
Skype est un outil de travail pour l'avocat

La réponse ne fait pas mystère, elle est évidemment positive. Skype est clairement devenu un outil de travail pour le cabinet et les clients se l'approprient également très vite et incluent naturellement ce mode de communication avec l'avocat dès lors qu'on leur donne le feu vert pour le faire. Oeuvrant dans le domaine du numérique, la plupart des clients du cabinet sont connectés en permanence. Envoyer un petit message via Skype pour solliciter un entretien rapide, un éclaircissement, poser une petite question pour laquelle on a pas envie de recourir au mail ou au téléphone est donc très aisé. 

Skype procure également ce sentiment de dématérialisation rendant moins intimidant un échange avec son interlocuteur. Or pour beaucoup contacter l'avocat n'est pas souvent un plaisir (ça doit le devenir!). Taper un message sur le clavier est une démarche beaucoup moins impliquante que téléphoner car elle est devenue commune. L'adoption des réseaux sociaux par une population faissant passer par comparaison avec elle les piliers de comptoir des cafés du commerce pour les philosophes des Lumières en est d'ailleurs un stigmate éclatant...

Contrairement à ce qu'on pense, le tchat n'est pas intrusif sachant que le client vérifie toujours la réalité de la disponibilité avant de solliciter le conseil. Skype présente un côté convivial que n'a pas l'email en rendant très interactifs les échanges... comme aux premières heures de l'IRC! Je confesse bien volontiers avoir passé des heures entières sur ces forums de tchat en ligne. Le fait d'échanger avec des personnes du monde entier en anglais était tout simplement magique. Près de 20 ans plus tard, c'est pour le boulot et c'est toujours aussi sympa.

Utiliser ce type d'échange n'interdit pas, avec l'habitude, de poursuivre le travail auquel on se consacrait jusqu'à la sollicitation. C'est cet aspect parenthèse très provisoire que j'estime pour ma part très utile. On se rend disponible juste le temps nécessaire au client pour qu'il obtienne la petite précision qu'il souhaitait et poursuive ses tâches, comme on répondrait un peu de manière machinal à un collègue de travail d'open space à open space. C'est fluide, c'est naturel, c'est rapide, c'est efficace. Et s'il faut consacrer plus de temps à l'échange, on passe à un autre mode de communication.

Skype permet de donner le sentiment au client qu'il n'est jamais seul. Quel plaisir de savoir qu'on a l'avocat sous la main quasiment tout le temps! Et aux confrères qui me liraient, dubitatifs, je réponds, non, les clients n'en abusent pas, loin s'en faut!


Echanger avec Los Angeles, New York, Tokyo... que c'est chic!

Autre avantage, l'effacement de la distance et l'offre visio. Sans prétendre avoir une activité internationale très développée (mais que c'est chic de le dire... j'ai l'impression d'être Harvey Specter...) j'ai pu apprécier Skype en visio avec un ou plusieurs interlocuteurs à la fois (une visio Montpellier/New York/Los Angeles par exemple, chic on vous dit!) ou avec le Japon m'ont déjà permis de réaliser à quel point la notion de distance ne posait plus aucun problème grâce à ce type de solution.

A chaque fois, la magie de la visioconférence gomme la distance et le RV devient tout simplement ludique. Une expérience que j'estime pour ma part très agréable.


"Et la sécurité bordel!?"

Je vois d'ici les grincheux ruminer. Je sais combien les confrères adoptant les technologies du quotidien, celles que nos ados ont vulgarisé pour leurs loisirs personnels regardent avec circonspection l'adoption de ce genre de technos dans le quotidien du cabinet. Alors oui bien sûr, on peut gloser sur les problèmes sécuritaires de Skype. Mais ceux qui viendront vous faire ce genre de remarques seront souvent ceux qui utilisent une adresse gmail pour leur activité professionnelle. On se comprend n'est-ce pas?

Enfin si l'espionnage industriel peut exister, je dois confesser n'avoir encore dans ma clientèle ni Dassault Système Aviation, ni Airbus, ni aucun des GAFA... Je crains donc que mes échanges n'intéressent pas grand monde. Toutefois la dérision du propos ne doit pas cacher la nécessaire prudence qu'il convient quand même d'adopter sur les sujets sensibles qui sans doute, ne feront pas l'objet de développements sur des réseaux trop poreux. Reste aussi que les compétences requises pour hacker ce type de transmissions ne sont pas non plus, contrairement aux idées reçues, partciulièremen répandues.

Tu vois Elon, tu peux m'appeler quand tu veux pour qu'on évoque les besoins juridiques de Tesla ensemble, promis je serai prudent!
 
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