Une feuille de route passionnante pour Mounir Mahjoubi Secrétaire d'Etat au Numérique

Une feuille de route passionnante pour Mounir Mahjoubi Secrétaire d'Etat au Numérique



C'est par un Décret paru au Journal Officiel le 25 mai 2017 que le Président de la République a tracé la feuille de route du nouveau Secrétaire d'Etat au Numérique, Monsieur Mounir Mahjoubi. Si des polémiques ont pu exister sur de nombreux ministres, force est de constater que le numérique s'en est toujours bien tiré que ce soit avec Fleur Pellerin ou Axel Lemaire, bénéficiant toutes deux de réelles compétences dans ce domaine. Mais avec Mounir Mahjoubi, on tient un véritable Geek! Or, s'il est bien un domaine où la passion des technologies innovantes est indispensable pour tout comprendre très vite et être efficace, c'est bien le monde du numérique.


 
Le Décret n° 2017-1068 du 24 mai 2017 relatif aux attributions déléguées au secrétaire d'Etat chargé du numérique attribue à notre nouveau Secrétaire d'Etat rien moins que "le rôle de mener la politique de transformation numérique de l'Etat".

Un chantier colossal et transversal donc, qui amènera Monsieur Mahjoubi à potentiellement "mettre son grain de sel" dans tous les services de l'Etat, le décret indiquant par exemple qu' "il traite, en lien avec les autres ministres concernés, de toutes questions relatives à la promotion et à la diffusion du numérique".

La rédaction du décret permet de constater que le nouveau Président de la République a entendu faire de la transformation digitale un  référentiel permanent de l'action de l'Etat et on ne peut que s'en réjouir. Si on devait plagier Charles de Gaulle, il ne sert à rien de sauter comme un cabri en hurlant "le numérique! le numérique! le numérique!", mais bien de se poser systématiquement la question de l'apport potentiel d'une technologie à une administration dès lors qu'on envisage une transformation, une réforme. 

Un exemple dans le domaine juridique? Très facile : songez qu'aujourd'hui le papier est roi dans l'administration judiciaire et que les personnels manquent. Permettez demain aux greffiers de pouvoir être déchargés de la fonction d'analyse, de contrôle et de validation des dossiers d'aide juridictionnelle déposés par les justiciables ou leurs avocats et vous verrez si on ne commence pas à souffler dans les bureaux des juridictions! Aussi fou que cela puisse paraître, la démarche est aujourd'hui quasiment 100% papier, avec de bons vieux formulaires A4 double pages à remplir au stylo... Du délire! On peut donc imaginer que si demain la Chancellerie pond une réforme sur l'aide juridictionnelle, le secrétariat d'Etat au numérique aura vocation à auditer la démarche pour permettre un gain d'argent, de temps et d'efficacité à la mise en place d'une telle démarche!

Assurément, la tâche du Ministre du Numérique est, pour le passionné de nouvelles technologies, à la fois une des plus motivantes mais aussi une des plus ardues qui soit dans les années qui viennent. Et la France doit absolument réussir ce pari. C'est fondamental.

On ne peut que se réjouir de sucroit que le Ministre soit un véritable connaisseur de ces sujets... et trembler à la perspective d'une défaite  aux législatives qui le conduirait à démissionner. 

Ce serait là, assurément, une véritable perte pour tous les technophiles et une perte encore plus lourde pour le gouvernement.

Croisons les doigts... 


 
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